Un Cri Impudique

24 janvier 2007

Erf

Je ne résiste pas à l'envie de rédiger une petite note. Un peu comme les conclusions qui se trouvent après la fin d'un livre.
Juste pour dire que ce soir, j'ai parlé avec A. Tranquillement. Sans rien. RIEN.
Pas de tristesse, pas de colère, pas de jalousie, juste un petit sourire devant ses fautes d'orthographe.
C'est fini. Je ne ressens plus rien à son égard.
ALors qu'il y a quelques jours encore, je pleurais à chaudes larmes.
Je ne sais pas si c'est dû à mon éloignement, ou au fait de le savoir casé, les deux sûrement, je ne pensais pas m'en remettre si vite, en fait, j'en suis presque étonnée.
Désormais je me concentre sur mon travail.
Je ne suis pas prête, je pense, à entamer une nouvelle relation, (de toute façon avec les 7 livres et 3 recueils de poèmes à étudier, je ne pense pas avoir le temps!) mais c'est sur la bonne voie.
De toutes façons, les anglais adolescents aux cheveux gras, ils m'attirent pas trop des masses...

Et puis il y a B., avec qui j'échange régulièrement de longs mails drôles et bien écrits depuis peu.
Ne nous emballons pas, après tout je ne l'ai jamais rencontré, il y a seulement eu un échange de photos, et un rendez vous manqué, il faudra attendre Avril désormais pour avoir l'opportunité d'aller me balader avec lui, mais je pense que quelque chose est possible...
Et même s'il ne s'agit pas de mon prince charmant, et même si rien ne se passe, je suis heureuse de parler avec lui, tout comme je suis heureuse de parler avec vous: cela me fait tellement de bien.
Parler pour dire quelque chose.
C'est peut être pour cela que ça n'a pas marché avec A. Parce qu'à bien y réfléchir, nous ne parlions pas souvent.

Affaire à suivre...  :)

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21 janvier 2007

Bye Bye

Je me soigne, lentement, sûrement, et je vais bien.
Or, on écrit pas sur ce qui va bien.
L'écriture, c'est pour se soulager, pour expulser ces sentiments qui nécrosent et menacent d'imploser,
C'est pour faire passer la haine, pour projeter la tristesse ailleurs, pour matérialiser cette peine si grande qu'on ne peut plus la supporter.
Mais j'ai dépassé tout ça.
Alors voilà, c'est terminé.
Il y aura eu en tout 58 messages, et tout vos commentaires, votre soutien, merci à vous.
Je continue de lire les mots de ceux qui m'ent ont laissé, plus ou moins en secret, sans laisser de trace, parce que je vais m'évaporer et chercher mon bonheur aussi légère qu'un grain de pollen volant dans le vent.
Moi, c'est l'espoir et le futur qui me poussent.
Salut à toi, nouvelle aventure, nouvel espoir, ne pars pas trop vite, attends moi, j'arrive.

Merci.

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16 janvier 2007

Parce que c'est fini.

Hier encore, à la même heure, je pleurais. Blottie contre ma merveilleuse amazone, je tremblais et faisait dégouliner mon mascara sur mes joues.
Mais elle m'a sauvée. Vraiment.
Elle m'a avoué qu'il avait trouvé quelqu'un depuis avant hier soir. Une femme, de 7 ans de plus que lui.
Choc. Et puis, petit à petit, plus rien.
Parce que je suis libre, vraiment. Soulagée.
Je n'ai plus à m'inquiéter inutilement, désormais il a quelqu'un sur qui il pourra compter, quelqu'un à qui il pourra parler, c'est peut être ce qu'il lui faut, une femme plus mûre, plus expérimentée, plus sage.
A la seconde où j'ai su cela, je me suis arrêtée de pleurer, et aujourd'hui, je râle parce qu'il fait moche, parce que j'ai pris du poids, je déplore le vide audiovisuel, je cuisine, je rigole sur msn en parlant avec un ami, bref, je recommence une vie normale. NORMALE. Sans lui, loin de lui, bon dieu, qu'est-ce que c'est bon...
Je me sens tellement légère, tellement bien!
Je suis une petite bulle de savon qui s'envole haut dans le ciel et n'a aucune limite!
Je me suis enfin, enfin, ENFIN retrouvée, et putain, qu'est-ce que je me suis manquée...

Finalement, à bien y réfléchir, c'est parce que je me sentais encore responsable de lui que j'avais si mal. Je n'ai plus aucune responsabilité envers lui dorénavant, et j'en ris.
Je suis comme une gosse qui découvre la mer, émerveillée par cet espace de liberté, j'ai envie de rire, de sortir, de danser, de chanter, d'écrire, de faire la folle, et ça ,c'est bon.
Merci à toi, Y. de l'avoir séduit, et de m'avoir libérée!
Je vous souhaite du bonheur et du courage à tous les deux (enfin, surtout à Y. mais je pense qu'elle ne se laissera pas faire!) et je m'en vais chercher le mien!

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12 janvier 2007

Rigolons

Hier soir, je sors avec P (homme) et R (femme), deux excellents amis et M la soeur de P.
Soirée sympa, on retrouve P et P, deux amies de M, on va boire un coup au S.unset, et puis BLAM.

M: Hé Yun, je crois qu'il y a ton copain.

J'ail failli recracher ma bière par le nez. Mon copain, elle parle évidemment de A. Elle s'excusera après, elle ne connaissait pas ma situation...
Je vais peut être mourir?

C'est bien lui.
Avec son style vestimentaire unique, il parle à un de ses amis que je connais aussi, de dos, il ne me voit pas, pendant quelques minutes je prie pour devenir invisible, et puis d'un seul coup, sans savoir pourquoi, je l'appelle.
Il est plus que surpris, on se fait la bise, il me "kidnappe" loin de mes potes pour m'emmener voir O., je salue O., et puis, petit malaise...
Je ne sais pas trop quoi dire, eux non plus, je fuis rejoindre mon autre table.

Je vais me reprendre à boire, il vient... Tentative de retranscription du dialogue.

A. : Tu l'as mal pris?
Moi : Non.
A. : SI tu l'as mal pris.
M. : non, je te dis, je le savais en plus, alors non, je ne l'ai mal pris.
A. : (déconnexion de mon cerveau) ... je comprends pas qu'une fille qui ait dit ça vienne à ma table/s'attabler avec moi/ qqch dans le genre.

Mode rapide: Je me suis "attablée" environ 4 minutes 35 le temps d'échanger quelques mots avec O.

M. : Ok, bon ben je me casse.

Et je me suis tirée. Et je ne l'ai plus revu de la soirée, sauf pour aller lui faire une bise, quand je suis partie. Parce que je reste polie.
Il aurait donc préféré que je ne vienne pas lui parler, ok.
Disons que ma fierté en prend en coup.
Je te déteste. Vraiment. Je suis donc un "boulet" qu'il ne veut plus voir. Il ne me verra plus.
Je me mords les lèvres, je me noie dans l'alcool pour faire passer ma colère et mon humiliation, j'ai les larmes aux yeux, je te déteste...
Résultat, aujourd'hui j'ai passé ma matinée à vomir, à avoir les intestins en feu, à cause d'un crétin.
Je suis naze.
Mais ça m'a ouvert les yeux.

Et j'étais amoureuse de CA ???

C'est bien fait pour moi, tiens...
Moi petite naïve, qui pensait qu'on pourrait rester en contact une fois que j'aurai fini mon "deuil" de notre relation, je viens de me prendre la gifle de ma vie.

Les sentiments des hommes sont instables.
Vraiment trop...

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08 janvier 2007

De Retour de Paris

J'ai passé un agréable week end.
Court, certes, mais très agréable.
D'abord, il n'a pas plu, et il ne faisait pas aussi froid que le prédisait Madame Météo.
Ensuite, cela m'a permis de faire le point, de me retrouver au calme.
Certes, j'ai pensé à A. lorsque je me suis endormie dans les bras de E.
J'y pense encore,
Mais ... rien.
Pas de regret,
Pas de tristesse,
Pas de colère, ni de dégoût.

Est-ce que c'est fini, enfin?

Je me suis donnée à E. parce que je le voulais,
Parce qu'il le voulait,
Je me suis sentie désirée et ça m'a fait du bien.
Une aventure d'un soir,
Sans rien de plus, sans aucune promesse,
Juste comme ça,
Pour marquer la fin.

J'ai eu l'impression que je quittais une vieille peau d'adolescente blessée,
Que je laissais mes regrets et mes remords derrière,
Que je naissais.

Ce corps, que je ne réservais qu'à toi, A.,
je l'ai donné à quelqu'un d'autre.
Et je ne me suis même pas sentie triste.

Je ne suis pas encore tout à fait guérie.

Il y a des gestes encore interdits, tabous.
Je ne peux pas encore envisager de déposer un baiser sur le front de quelqu'un,
Marque ultime de mon affection,
Et je me refuse encore à marcher dans les rues en tenant la main de quelqu'un.

Mais je ne suis pas pressée.
J'ai le temps de guérir entièrement.

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06 janvier 2007

Entre Parenthèses

Je me suis calmée.
Une amie m'a appelée, elle aussi a décidé de véritablement mettre fin à sa relation.
Mais c'est plus compliqué que moi, car elle vit avec son "ex".
Et leur relation a duré 3 ans, peut être? Et il y avait beaucoup plus de choses impliquées, entre eux.

En y réfléchissant bien, j'ai de la chance, finalement.
Entre A. et moi, il n'y avait rien d'impliqué.
Donc rompre fut plus facile.
Je compare ma situation et me dis que je n'ai pas le droit de me plaindre, finalement.

Je pars cet après midi sur Paris, me changer les idées.

A la maison, il y a encore des crises.
Mon frère, qui passe plus de 7 heures d'affilée devant l'ordinateur, et réclame encore plus de temps.
Qui devient violent et agressif.
Qui engueule, crie, insulte, et mes parents qui crient à leur tour,
Et moi qui me sens coupable de fuir.

Ma mère est exténuée,
A bout,
A cran,
Cette année est merdique,
Rien ne change, rien ne changera.

Quand je vois tous ces problèmes,
Certes, ça me démoralise encore plus,
Mais je me dis que je n'ai pas le droit de pleurer à cause d'une simple rupture.
Parce qu'il y a d'autres choses beaucoup plus importantes que ça.

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04 janvier 2007

Délivrance...?

Voilà.
2007.
Soirée du mercredi 3 Janvier.
Fatidique.
Eprouvante. 
Inoubliable.

2007.
Nouveau départ.

2007.
J'ai trouvé le courage de lui dire.
De dire à A. que je ne viendrai plus lui parler. Que je n'en pouvais plus.
Il s'est contenté de répondre qu'il comprenait. Qu'il ne voulait pas que je sois malheureuse. Qu'il était désolé.
Pas autant que moi.
J'ai éteint.
Je suis partie me coucher.
Et j'ai éclaté en sanglots.

Je pensais pourtant avoir réussi à prendre déjà de la distance.
Je pensais avoir réussi à grandir un peu, à mûrir.
Pas assez, apparemment.
J'ai tellement pleuré qu'aujourd'hui , j'ai des courbatures partout,
et malgré une douche prolongée, mes yeux sont toujours petits, fatigués, rouges.
J'ai mal.
Physiquement et moralement.
Mais c'est bien comme ça.

Je vais avoir mal, quelques jours, et puis lentement, ça s'atténuera.
Et ça disparaîtra.
Je ne pensais pas qu'un jour, j'aurais envie de hurler à cause d'une rupture.
Que la douleur me ferait espérer qu'il soit malheureux sans moi.
Je déteste être comme ça.
Je n'aime pas avoir des pensées aussi méchantes.
J'ai hâte que cela passe...

Ce week end je pars sur Paris. Histoire de me changer les idées.

Vivement que je reparte en Angleterre.
La distance et le temps sont les meilleurs remèdes pour se remettre d'une rupture.
Non?

N. m'a demandé si c'était si intense que ça.
Non.
A bien y réfléchir,
Ce n'était pas aussi intense que ça.
Mais A. m'a donné sa tendresse, il me donnait l'impression d'exister, il me donnait l'impression que je comptais pour lui. Je pensais être "à ma place" lorsque j'étais dans ses bras. Et lorsqu'il tendait le bras pour me caresser le visage, je souhaitais que sa main reste effleurer ma peau pour toujours.
Mais bon.
Je me trompais.
Ce n'était pas "ma" place.
C'est la place d'une autre.

Tant pis pour moi.

Je continuerai de chercher cette place.
Mais pas tout de suite.
Pour l'instant, je veux juste me reposer.
Faire une pause.
Ressentir ma douleur.
Faire s'incruster au plus profond de moi ce sentiment d'avoir tout perdu.

Pour que le jour où je recommencerai à croire,
Je puisse véritablement savourer ce nouveau bonheur qui s'offrira à moi.

Je ne te dis pas "Adieu''
Car je ne compte pas t'abandonner.
Mais pour l'instant, oui,
c'est bien "au revoir" qu'il faut se dire.

Alors,
Au revoir, A.
Au revoir.

J'espère que quand j'aurai mûri,
Je pourrai revenir te dire "coucou",
et que nous serons heureux tous les deux de notre côté.
Ce jour là,
Je pourrai me dire que oui,
Je ne regrette rien,
Et que nous avons bien avancé.
En attendant,
Je dis juste au revoir...

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02 janvier 2007

2007

Une nouvelle année.
Un nouveau commencement.
Des gens heureux, d'autres moins.
Des gens qui fêtent, qui sourient, qui dansent,
Bonne année.

J'étasi heureuse au milieu de ces anciens amis,
Parce qu'il n'y a rien de compliqué avec eux.
J'ai envie de les voir,
Nous rions ensemble,
Nous nous séparons,
Fin.
Des relations amicales saines et simples,
Qui vont en se fortifiant.

D'un autre côté,
Passer le 1er janvier en famille m'a plombé le moral,
J'ai réalisé d'un coup combien mon grand père était vieux et fatigué,
Combien ma grand mère pouvait être méchante à propos de sa propre fille
(Ma tante est à moitié folle, sous curatelle)
Combien je m'ennuyais,
Et combien je pensais à lui quand je m'ennuyais.

La discussion avait bien débuté.
Souhait de "Bonne année",
Quelques traits d'humour,
Et puis une allusion à mon célibat,
Et lui qui me propose simplement d'aller voir un ami commun pour coucher avec si je me sens trop seule.
Voilà.
C'est sans doute pour cela qu'il ne peut pas avoir le moindre sentiment pour moi.
Parce qu'il se fiche que je couche avec d'autres,
Parce que peut être qu'à ses yeux, je ne suis qu'une Marie-Couche-Toi-Là,
Et qu'une relation stable n'est donc pas possible avec moi.
C'est ça?
Je m'énerve,
Un peu,
Mais ça suffit,
Je déconnecte.
Vais me coucher.

Je lis quelques poèmes d'Eliot.
A voix haute,
Une musique douce en arrière plan,
Un message.
C'est N.
Sans savoir pourquoi,
Je me mets à pleurer.
Alors je l'appelle.

N. m'écoute,
Me calme,
Me gronde.
Je ne dois pas pleurer pour quelqu'un d'aussi insensible,
Je suis trop sensible,
Je dois avancer et oublier,
Je me laisse bercer par sa voix,
Elle est douce, et chaude,
Rassurante.
Cachée sous mes couverture,
Recroquevillée sur moi même, en position foetale,
Je laisse cette voix si reposante m'envelopper,
Mes larmes se sèchent facilement,
Je raccroche et m'endors.
Merci.

Ce matin,
Je laisse un message à A.,
M'excuse d'être si lunatique,
Et m'en vais.
Je sais que bientôt,
Je serai capable de le bloquer.
Car un homme qui ne me considère pas,
Je ne peux pas continuer à le considérer.

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31 décembre 2006

Eve...

Je suis touchée de voir que tu aies peur pour moi.
Ne t'en fais pas,
Cette photo ne me représente pas, ce n'est qu'une illustration trouvée sur le net.
Jamais je ne ferai cela.
Jamais.
Car j'aime trop ma famille, et ne veux pas leur causer de peine.
Par respect et par amour pour eux,
Tu peux être certaine que je ne ferai jamais de connerie aussi immense.

Certes,
Quelques fois,
J'ai eu si mal que cette idée m' effleuré l'esprit,
Mais je l'ai vite chassée.
Je ne renie pas mes douleurs ni mes souffrances,
Car c'est ce qui me construit, et me fait avancer.

Même si quelques fois,
J'ai l'impression que mon coeur va exploser,
Et que je ne peux plus penser à rien,
Je me relève doucement à chaque fois.

Même si vous n'avez pas l'impression que j'évolue,
Je le sens.
J'ai toujours mal,
Mais beaucoup, beaucoup moins qu'avant.
N'est-ce pas ce que j'ai désiré?
Qu'il soit heureux loin de moi, avec une autre?
Alors arrêtons les caprices,
Et profitons de l'arrivée imminente de 2007 pour respirer un nouvel air.
Je n'oublierai jamais A.
Tout comme je n'ai jamais oublié N.

Je n'oublie jamais ceux que j'ai aimé.

C'est pour cela que quelques fois,
Je suis triste,
Et découragée.
Mais ces souvenir, heureux et malheureux, m'appartiennent,
Et malgré tout,
J'en suis fière.

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Beautiful

Merci Dyad pour ce texte magnifique.
Je ne perds pas espoir,
c'est juste que quelques fois, il y a des hauts et des bas...
Merci à toi aussi, Eve.

J'espère que cette fin d'année 2006 et ce début d'année 2007 vous apporteront d'heureux moments.

Posté par Une femme enfant à 13:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]